lundi 5 août 2013

David Gemmell - L'Etoile Du Matin

Quatrième de couverture :
Je me nomme Owen Odell et je vais mourir…
J’ai vécu trop longtemps et j’ai vu trop de choses. Je fais partie de la légende. Avant de quitter cette enveloppe charnelle, je voudrais me souvenir une dernière fois et raconter l’histoire telle qu’elle s’est réellement passée ; et pas comme les gens la racontent aujourd’hui au coin du feu. Car j’ai bien connu Jarek Mace, celui qu’on appelait alors l’Étoile du Matin. Le dernier héros des Highlands. Le libérateur. J’étais à ses côtés lorsqu’il a combattu les rois Vampyres et s’est dressé face à l’envahisseur angostin. J’étais barde et je connais sa légende par cœur. C’est moi qui l’ai écrite. Mais j’ai laissé de côté la vérité. L’Etoile du Matin n’était pas ce héros aux cheveux blonds et aux yeux bleus débordant de bonté tel qu’on le chante aujourd’hui. Jarek Mace était un voleur doublé d’un menteur, un homme qui aurait égorgé sa mère pour le prix d’un bon repas. Ceci est l’histoire d’un homme. L’histoire d’une rédemption…

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
J'étais partie pour mettre 15/20 à ce livre, mais après une réflexion de deux jours, après avoir remarqué que les personnages me manquaient un peu, j'ai compris que ce livre était un petit coup de coeur. Alors commençons par le commencement. Ce qui m'a attiré en premier dans ce livre, c'est sa couverture. (Oui, je suis superficielle du livre !), et la quatrième de couverture me donnait envie, ce qui m'a convaincue de l'acheter. Je ne l'ai pas commencé rapidement car il s'agit d'un livre Héroïque-Fantasy, et je sais que je ne suis pas vraiment... fan de ce genre littéraire. Mais après tout, il ne faut pas rester sur des "à priori" et j'ai donc décidé de le lire cet été. Evidemment, les premières pages étaient dures, et j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire (c'est le genre Héroïque-Fantasy qui me fait cet effet) et j'ai stoppé ma lecture quelques jours pour me concentrer sur une autre. Et lorsque j'ai repris la lecture, je n'ai plus lâché le livre avant la fin (bon, j'ai dormi et travaillé, mais j'aurais voulu ne pas le lâcher du tout !).
Mais pourquoi ? L'histoire en elle-même ne m'a pas forcément marquée, elle n'est pas forcément originale (les gens biens qui se battent contre les forces du mal... un peu déjà vu non ?), mais ce qui rattrape vraiment les côté un peu "négatifs" du livre, ce sont les personnages. Ils sont plein de défauts, on nous prévient tout de suite, mais on s'attache à eux comme jamais. Comme le dit la quatrième de couverture, Jarek Mace est un voleur, menteur, coureur de jupons... mais c'est exactement ce qui est plaisant chez lui : on l'aime comme il est. Car au fond il est mauvais, mais il n'est pas méchant. Lui-même ne veut pas s'avouer qu'il considère ses acolytes comme des amis, et pourtant c'est le cas. On le voit se bonifier tout au long du livre, en opposition à Owen Odell (le narrateur) qui va justement devenir de plus en plus "sans pitié" avec les autres. Il reste gentil mais il perd sa naïveté aux côtés de Jarek. Les deux personnages s'influencent grâce aux discours auxquels ils ne croient plus. Ils se mentent à eux-même afin de rester fidèles à leur personnages, mais c'est peine perdue car ils évoluent quand même. Les autres personnages un peu plus secondaires mon autant plu, et j'ai beaucoup aimé le fait que certains personnages inattendus meurent facilement, car on s'attend à ce qu'ils fassent partis de l'équipe qui survit, et finalement on les perd.
La fin du livre était particulièrement bien construite. Je ne suis pas habituée aux livres Fantasy et ce qui me gêne en général c'est la complexité que l'auteur a pour décrire un univers qui n'existe pas et la simplicité de l'histoire à côté de cela. Et ici c'est totalement l'inverse, l'histoire (et particulièrement le final) étaient compliqués mais on arrive à se retrouver dans tous les évènements. 
Ce livre m'a donc convaincue de m'ouvrir un peu plus aux genres qui ne m'attirent pas en règle générale. Son atmosphère un peu "Moyen-Âge" m'a beaucoup plue et je ne regrette absolument de l'avoir acheté de manière superficielle, parce que la couverture me plaisait. 

Citations :
- "J'ai appris à vivre sans amis. [...] C'est comme ça que j'ai compris, Owen, qu'un homme est toujours seul au monde. Il ne demande pas à naitre, et ne supplie pas pour mourir."


Musique :
Cette chanson me rappelle le livre :

4 commentaires:

  1. J'adore Gemmell mais je n'ai lu que ses livres sur les Drenaï. En fait, je leur trouve plein de défauts, notamment le fait de se répéter beaucoup, mais ça ne m'empêche pas de les adorer... Je peux te conseiller d'essayer Légende si tu veux continuer avec lui. :)

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    1. Je trouve aussi qu'il y avait pas mal de répétitions mais vu que je ne suis habituée aux livres Fantasy, ça ne me gênait pas parce que ça me permettait de mieux comprendre l'intrigue !
      Je pense lire d'autres livres de cet auteur du coup je garde en tête Légende :D

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    2. En fait, pour les répétitions, je pensais plutôt au fait qu'il exploite toujours les 3 ou 4 mêmes thèmes dans tous ses romans. Je ne veux pas te dire lesquels car ça te ruinerait probablement Légende... Mais vraiment on retrouve les mêmes éléments à chaque fois. J'imagine qu'un lecteur qui ne serait pas touché par lesdits thèmes serait vite dégouté de lire des clones.

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    3. Ah oui d'accord, dans ce cas tu as raison de ne pas me les dire, cas je suis sûre que je ne verrais que ça à la lecture d'un de ses autres livres !
      Mais de toute façon je pense que ça sera pour plus tard, j'aime bien espacer mes lectures d'un même auteur pour ne pas être lassée justement.

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