mardi 15 octobre 2013

Franck Thilliez & Laurent Scalese - L'Encre & Le Sang

Quatrième de couverture :
Au fond d'un vieux garage hongkongais, elle est là. Elle l'attend.
La machine.
Il suffit de taper. Et tout s'écrira dans la réalité. Très vite, l'écrivain William Sagnier comprend qu'il tient là l'instrument de sa vengeance. La femme qui l'a trompé. L'homme qui lui a volé son livre. Tous ceux qui l'ont humilié, utilisé, détruit, seront punis à leur tour.
La vie, la mort, la toute-puissance au bout des doigts, là où se mélangent l'encre et le sang. 

Mon avis : 16/20
Il ne faut pas plus de deux heures pour un individu de type normal pour lire ce livre. J'hésitais à faire une chronique pour un livre de 120 pages, mais après tout, il faut juger à la qualité et non la quantité, et pour ce qui est de la qualité, ce livre mérite un petite chronique.
L'histoire de ce livre est assez originale, un écrivain trouve une machine à écrire, et tout ce qu'il écrit se réalise dans la vraie vie. Il en profite pour se venger de son ex-femme qui lui a volé son dernier roman pour le faire publier au nom de son amant (je sais, je ne fais que répéter la quatrième de couverture). William commence par tester les capacités de sa machine à écrire, et il se rend très vite compte qu'il détient un pouvoir immense en possédant cette machine. Evidemment, qui dit "pouvoir" dit "abus de pouvoir". Je ne veux pas raconter la suite des évènements, car je pense que je dévoilerais trop de détails. Je tiens quand même à dire que la fin m'a tout à fait surprise, je ne m'y attendais pas, elle m'a laissé un sale goût (j'ai même du la relire pour être sûre !), et même si elle est un peu tirée par les cheveux, je trouve qu'elle est à la hauteur du reste de l'histoire.
Les auteurs ne se moquent pas de nous, ils nous révèlent, à travers William, la bête humaine qui se cache en chacun de nous. Un peu à la Stephen King, ils nous montrent l'horreur humaine dans toute sa splendeur. Et l'on se demande, jusqu'au bout, quand cela va cesser.
En ce qui concerne le personnage principal, on s'attache à William et l'on comprend son envie de vengeance après la trahison qu'il a vécu mais il y a quand même un moment où l'on se dit "stop, tu en fais trop là mon p'tit gars, tu as bien trop de haine en toi."
Je ne parlerais pas des autres personnages car on ne les "connait" que par la vision que William en a, donc une mauvaise. J'ajouterai juste que Cassandra est totalement détestable au début de l'oeuvre mais on finit par avoir beaucoup de peine pour elle.
Je conseille absolument ce livre, puisqu'il est petit et il ne prend pas beaucoup de temps à lire, mais le détour en vaut la chandelle. Je pense que ça aurait été un coup de coeur s'il avait été plus épais, car l'inconvénient des livres plutôt petits, c'est que l'on est à peine dans l'histoire qu'on en ressort aussitôt, et c'est ce qui est un peu dommage.
Bref, en quelques mots : rapide, mais efficace.

2 commentaires:

  1. Intéressant!
    Elle s'appelle Ruby avait une intrigue ressemblante: l'écrivain tape sur sa machine la fille de ses rêves, elle débarque chez lui et il peut la contrôler à travers ce qu'il écrit. C'était assez flippant au final.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh il a l'air bien ! J'aime beaucoup l'idée qu'un personnage semble tout contrôler et qu'il se fasse "piéger" dans son propre jeu !

      Supprimer