lundi 7 septembre 2015

Hideshi Hino - Panorama de l'Enfer

Quatrième de couverture :
Treize tableaux apocalyptiques pour un voyage sans retour dans les méninges torturées d’un peintre né sous le signe d’Hiroshima. Dans un ultime accès de démence, l’artiste jette son propre sang contre la toile et esquisse un portrait acéré des membres de sa famille. Grand-père escroc, père alcoolique, frère vaurien, épouse perverse, enfants dégénérés ou la terrifiante histoire d’une malédiction en cours depuis l’origine des temps. Peu à peu se dévoile une généalogie pleine de bruit et de fureur mêlant expériences contre-nature et monstres en devenir. Un conte d’horreur grinçant où le pire est encore à venir…

Mon avis : 18/20 - COUP DE COEUR -
Puisqu'il fallait bien aimer un manga un jour, voici un auteur qui fera exception à mes grandes généralités : "J'aime pas les mangas". Je peux désormais rentrer dans le vif du sujet pour vous parlez de ce grand monsieur et de cette oeuvre qui m'a tapée dans l'oeil.
Mais attention, il faut apprécier -un minimum- le glauque, le sang et la violence, car ce manga n'est rempli que de ça, le tout sur un fond de poésie morbide...
Bienvenue au coeur du cerveau dérangé d'un peintre. Mais pas n'importe quel peintre. Un peintre fasciné par... le sang. Voilà ce qui lui sert principalement de peinture : le sang. La plupart de ses tableaux représentent des paysages tout aussi joyeux (la mort, par exemple). Cette oeuvre ne possède pas d'intrigue spécifique, mais, sans réellement savoir pourquoi, elle nous hypnotise et nous fait tourner les pages jusqu'à la dernière. Les planches sont parfaitement horribles et horrifiques et elles nous permettent de mieux nous imprégner de la vie "post-Hiroshima" que le peintre essaye tant bien que mal de nous expliquer. Il nous décrit chaque membre de sa famille (qui, comme vous l'avez compris, est toute aussi étrange que ce monsieur) et l'atmosphère qui s'en dégage est oppressante. L'auteur réussit le pari de nous offrir une histoire horrifique sans être pour autant très effrayante. Le sentiment d'oppression est omniprésent à travers le dessin si particulier d'Hino Hideshi et cette oeuvre prenante vous hante. Un peu à la manière dont cette famille est hantée par une malédiction, ce manga vous hante et vous ne pouvez vous empêcher de parler de ce livre aux personnes qui vous entourent.


3 commentaires:

  1. Me voilà comblée. Moi. Fan de mangas. Du Japon. Et de sa culture entre dignité névrotique et perversité amorale.
    J'ai envie maintenant.
    Tu fais chier.

    PS : Clap clap pour ta couverture de magazine classieuse.

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