mercredi 23 septembre 2015

John Mueller - Oink, le Boucher du Paradis

Quatrième de couverture :
Dans un futur sombre, la cité du Paradis est dirigée de main de fer par une dictature religieuse. Les hommes cochons, esclaves génétiquement modifiés, travaillent inlassablement dans le confinement d’une vieille école transformée en abattoir, à produire la nourriture destinée à leurs maîtres humains.
OINK, lui, rêve d’autres horizons que les murs souillés du sang de ses congénères de l’abattoir. Pourquoi est-il exclu du Paradis qu’il ne peut atteindre qu’en se sacrifiant ? Pourquoi ses semblables obéissent-ils aux dogmes de la cité, soumis et écrasés par la peur ?
OINK va réaliser qu’il n’y a pas de marche arrière pour un esprit qui s’éveille et que le chemin vers la liberté est périlleux : les Anges Gardiens du Paradis veillent et sont prêts à éliminer tous ceux qui remettent en question l’ordre figé de la cité.
Mais attention : OINK n’est pas un mouton, hors de question pour lui de « tendre l’autre joue » ! Désormais, le Paradis sera une boucherie !


Mon avis : 16/20 
Un monde sale où la religion domine et asservit tous ses citoyens, voilà où nous emmène cette BD fascinante. Les hommes ont mélangé les gènes de cochons avec ceux des hommes afin qu'ils soient incapables de réfléchir et deviennent leurs esclaves pour travailler à l'endroit où personne ne veut le faire : dans les abattoirs.
Bienvenu à ce qu'ils appellent le Paradis. Cette BD lance une véritable critique contre la société et les normes qu'elle nous impose. Oink est très clairement un cochon qui se pose trop de questions et qui ne veut pas suivre un modèle bêtement prédéfini et c'est à ce moment là qu'il devient gênant pour les autres. Il est doublement attachant de par sa simplicité d'esprit (il ne fait pas de phrases correctes et se pose énormément de questions basiques mais essentielles), et le lecteur ne peut qu'avoir de la compassion envers lui.
Le parallèle qui est fait avec les abattoirs est intéressant puisqu'il montre à la fois les problèmes de notre société normalisatrice mais aussi des abattoirs eux-mêmes : utiliser une comparaison aussi violente renforce l'horreur de ce même objet comparant.
Cette BD laisse un goût amer une fois qu'on la referme tant elle est juste, poignante et elle crée un mal-être constant tout au long de la lecture, mal-être qui s'amplifie par le dénouement tragique qui nous renvoie à notre propre fatalité.


"L'ignorance c'est le bonheur.
Le bonheur c'est le sacrifique.
Le sacrifice est exigé."

9 commentaires:

  1. J'adore l'esthétisme : sombre, glauque, dégueu. Tout ce que j'aime. Mais encore une fois meuf, c'est le genre d'histoires qui nous aide pas à aimer l'humanité.

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    1. Alors la, c'est sur que ça renforce notre misanthropisme...

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    2. Et ça me donne envie d'acheter un Babe.

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  2. Heeeelllllloooooo Péééénéééélllloooopppppeeeee ! ^^
    Ta chronique me donne incroyablement envie de découvrir cette bande dessinée. Les planches sont incroyables et l'ambiance doit être super ! ^^
    Sinon, je suis en train de lire Blade runner (avant de voir le film) et j'ai enfin découvert le pourquoi du comment en ce qui concerne les moutons ! ^^

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    1. Ahhhhhhh, Ca me plait ce que tu dis !!! J'espère que tu apprécies cette œuvre !! Hate de lire ton avis dessus :D

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    1. Elle vaut vraiment le coup, je te la conseille :D

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  4. Ohhh elle à l'air top cette BD, je prends note ! Merci pour cette découverte :)

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    1. Mais de rien !! Je confirme qu'elle envoie le pâté !!

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