vendredi 11 août 2017

Oscar Wilde - Le Portrait de Dorian Gray (Lu par Hervé Lavigne)

Quatrième de couverture :
Par la magie d'un vœu, Dorian Gray conserve la grâce et la beauté de la jeunesse. Seul son portrait vieillira. Le jeune dandy s'adonne alors à toutes les expériences, s'enivre de sensations et recherche les plaisirs secrets et raffinés.
"Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais", "il faut guérir l'âme par les sens, guérir les sens par l'âme".

Oscar Wilde voulut libérer l'homme en lui donnant comme modèle l'artiste. Pour se réaliser, il doit rechercher le plaisir et la beauté, sous toutes ses formes, bien ou mal. L'art n'a rien à voir avec la morale. Dans une langue raffinée, l'auteur remet en question la société, le mariage, la morale et l'art. Ses propos sont incisifs et humoristiques. Ce livre scandalisa l'Angleterre victorienne, Oscar Wilde fut mis en prison pour avoir vécu ce qu'il écrivait. Au siècle suivant, Proust, Gide, Montherlant, Malraux ont contribué à la célébrité du génial écrivain.

Mon avis : 15/20
Quelle étrange expérience que ce livre. Un classique comme celui-là, avant de le commencer, on ne peut que l'appréhender. C'est avec une grande surprise que l'on se retrouve avec pas mal de thématique propres à la philosophie. L'art, évidemment, mais aussi le bonheur, l'amour, le temps et bien sûr, la morale. Une grande partie du programme de Terminale se retrouve dans ce seul livre. Et c'est un énorme point positif, mais il faut le savoir avant de l'entamer. Car si on s'attend à un gentil classique facile, et bien non. Ce n'est pas une montagne insurmontable non plus, mais il faut être au courant qu'on ne va pas le lire en 10 minutes sans y mettre du sien. Tout au long de la lecture, l'auteur nous offre différentes pistes de réflexion, il nous déboussole. Mais le problème, c'est que ces réflexions prennent le dessus sur l'histoire, et ce, de façon très peu subtile. On se retrouve donc avec de gros passages philosophiques qui s'enchainent d'un coup avec le récit. 
L'audio n'a pas dû aider là-dessus, mais à cause de ça on se retrouve parfois à se demander "mais, ils faisaient quoi déjà nos protagonistes, avant d'entrer dans cette longue discussion ?", ce qui est dommage, car cela nous sort de notre lecture (ou de notre écoute).
Mais ce n'est qu'un petit bémol (ça, et le traitement des femmes dans l'oeuvre, mais je te pardonne cela mon petit Oscar, car tu n'est pas né de notre époque), le contenu et l'écriture restent tout de même très bons, ça on ne peut pas le nier.

2 commentaires:

  1. Je l'ai lu il y a longtemps et je crois que j'avais aimé. Comme beaucoup d'autres classiques, il y a un bel écart entre l’œuvre de départ et ce que le cinéma ou l'inconscient collectif en ont fait! :)

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    1. Ouais, mais mine de rien je l'ai beaucoup aimé, il était juste assez différent de mes attentes, mais c'est pas forcément négatif :)

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