mercredi 2 août 2017

Stephen King - Joyland (lu par Aurélien Ringelheim)

Quatrième de couverture :

Après une rupture sentimentale, Devin Jones, 21 ans, débarque l’été 1973 à Joyland, petit parc d’attraction sur le littoral de la Caroline du Nord. Il est embauché avec d’autres étudiants pour compléter l’équipe de forains, à la fois étrange et joyeuse. Sa rencontre avec un petit garçon doué de voyance, atteint d’une maladie grave, et surtout de sa mère, va changer la vie de Devin. Obsédé par le mystère du train fantôme soi-disant hanté par le spectre d’une femme égorgée 4 ans auparavant, le jeune homme se lance dans l’enquête. Un nouveau meurtre est-il possible ? Parviendra-t-il à l’éviter ? Une chose est sûre, l’aventure le changera à jamais...



Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
Par où commencer. Quand on parle de Stephen King c'est un peu quitte ou double. On peut lui reprocher énormément de chose dans son style d'écriture, dans son approche... Mais je pense, en réalité que ce n'est qu'une question de goût, et chaque individu possède sa propre expérience avec cet auteur. Et pour comprendre mon avis, je me dois de partager la mienne un minimum. 
Stephen King m'a longtemps intimidée, lire un de ses livres me semblait être vraiment très compliqué, ceux qui me tentaient le plus étaient des pavés et les plus courts ne me parlaient guère. Mais à force de l'entendre surnommé "le maître de l'horreur", je me suis lancée. Il y a eut de très bonnes découvertes (comment passer à côté de Shining ?) mais aussi de grosses déceptions (Simetierre... non.), mais avec le temps, je me suis rendue compte que le gros problème de cet auteur, ce sont les attentes que l'on en a. Stephen King, c'est un auteur que l'on n'a pas besoin de présenter, même les "non-lecteurs" savent qui il est, ne serait-ce qu'à travers les adaptations cinématographiques qui ont été faites de ses livres. Du coup, quand on entame une de ses oeuvres, on s'attend étrangement à des page-turner horrifiques qui vont nous faire frémir à chaque page. Et c'est cette attente-là qui crée les grosses déceptions.
C'est avec Joyland que j'ai réellement réalisé tout le talent de Stephen King. De l'horreur ? Oui, un peu, dans les petits détails du quotidien, ceux qui vont nous marquer à vie. Mais surtout, ses descriptions (souvent dénigrées). Au fil des lignes, les personnages du maître prennent vie petit à petit, et, sans même que l'on s'en rende compte, on se retrouve attaché à eux, comme s'ils étaient nos propres connaissances. C'est comme ça qu'on se retrouve avec ce sentiment amère à la fin de notre lecture. Et Joyland n'est pas une exception. Au contraire, ici l'auteur nous plante un décor particulier : l'univers des forains. Et si à la fin du livre, cet univers n'a plus aucun secret pour nous, on en ressort le coeur lourd de tout avoir quitté.
Si je ne pense pas que Stephen King soit le "maître de l'horreur", je trouve qu'il est indéniablement le maître de la fiction, car c'est, à ce jour, le seul auteur qui, selon moi, ait su donné autant de vie à ses personnages. 

C'est une de mes premières lectures "audio" et le lecteur a fait un excellent travail. On s'y croit, on s'y voit, et la voix du "doubleur" collait parfaitement bien aux personnages. Vraiment, je tiens à souligner le talent d'Aurélien Ringelheim.

4 commentaires:

  1. Je ne connais pas ce bouquin-ci mais ça a l'air bien. Je réévalue pas mal Stephen King en général depuis que je lis La Tour sombre. Avant, j'étais un peu plus mitigée. Mais c'est sûr que ses persos sont d'une force et d'un vivant assez incroyables (cf. La Ligne verte qui m'a fait pleurer toutes les larmes de mon corps).

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    1. Il faut absolument que je lise La Tour Sombre, il a vraiment l'air bien, et je pense que la SF doit bien coller avec Stephen King grâce à ses descriptions justement.
      La Ligne Verte, je l'ai depuis pas mal de temps mais je n'arrive pas à le lire justement parce que je pense que je vais pleurer tout le long (c'est ce que je fais quand je regarde le film ^^)

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    2. La souris Oukoulou, la souris. Purée j'ai tellement chialé à cause de cette souris. Tu sais que si je pense à Delacroix qui dit "hey boss, I teached Mr Jingles a new trick" j'ai limite les yeux qui piquent. :(

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    3. MAIS OUI !!!
      On est d'accord !
      De toute façon, sur 3 heures de film j'en pleure 4 ! Une demie heure avant de le commencer et une demie heure après l'avoir fini.
      (D'ou le fait que je n'ai encore jamais entamé le gros pavé ^^)

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