mercredi 8 mai 2019

Kenneth Cook - Cinq Matins de Trop

Quatrième de couverture :
Jeune instituteur planté au fin fond de l'Outback, cœur de l'Australie, John Grant doit passer la nuit à Bundanyabba avant de prendre l'avion pour des vacances à Sydney. Il dépose ses valises à l'hôtel, va boire un verre et jouer dans l'un des nombreux pubs de cette petite ville surchauffée et poussiéreuse, où tout le monde s'ennuie...
Thriller atypique, à la fois initiatique et nihiliste, Cinq matins de trop nous transporte dans le cauchemar éveillé d'un homme ordinaire, autant acteur que spectateur, petit à petit enchaîné à l'alcool, au jeu, au sexe, à la violence, à l'autodestruction.

Mon avis : 15/20

Quoi de mieux lorsque l'on part dans un pays étranger que de s'immerger dans la culture par la lecture. C'est exactement ce que nous propose Kenneth Cook avec ce roman noir australien, où l'on visualise mieux qu'en y étant les villes désertes et le temps à y perdre en buvant des bières. Trop de bières.
Qu'on se le dise, ce roman est court mais puissant, on ne cesse de se demander comment le protagoniste va réussir à se sortir de cet enfer dans lequel il a plongé la tête la première. L'écriture est crue et ne ménage pas le lecteur -la partie de chasse au "roo" étant encore bien fraîche dans ma mémoire- et l'on se prend à apprécier avec surprise cette ville où l'on ne voudrait pourtant pour rien au monde y mettre les pieds.
L'ayant lu en plein Outback australien, je peux garantir que l'ambiance qui y est retranscrite est fidèle à la réalité, on aurait tendance à croire qu'il suffit de traverser la rue pour trouver ce fameux hôtel et s'y enchaîner par la force du temps.
En résumé, c'est un bon roman noir, court mais intense, que l'on se doit de lire si l'on a prévu de poser les pieds sur le sol australien.